Camerone - 30 avril 1863
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Camerone - 30 avril 1863
Camerone - 30 avril 1863
Certaines batailles passent inaperçues au sein d'un conflit... d'autres, même petites en apparence, ont une grande importance, ou deviennent des mythes.
La bataille de Camerone est le mythe de la Légion.
Tout d'abord, une petite présentation des faits :
La Légion étrangère est créée le 9 mars 1831, par décret de Louis-Philippe, roi des français, sur les instigation du Maréchal Soult, ministre de la guerre. Dès le 15 août 1830, lors de la conquête d'Alger le général en chef de Bourmont donne les premiers balbutiements de la légion, sur les conseils et un Mémoire du colonel Alfred d'Aubignosc.
Elle reprend l'esprit de la grande armée, permettre à des soldats étranger de se battre pour la France, mais avec comme nouveauté, de regrouper en unité spécifique ces soldats volontaires. Dès 1832, la légion reçoit ses honneur et ses mérites au baptême du feu, et ses hommes font preuves de vaillance et d'endurance.
Mais la légion ce n'est pas que qu'une arme, c'est aussi des bâtisseurs, là où les légionnaires passent, ils construisent...ainsi Sidi-bel-Abbès sera une ville entièrement construite par les légionnaires en 1843, et sera le coeur de la Légion jusqu'en 1962.
L'expédition au Mexique de Napoléon III a plusieurs raisons :
- il y avait déjà une présence française au Mexique, qui justifia notamment en 1829 le bombardement et la prise de Vera Cruz, pour le refus de la part du gouvernement mexicain de dédommager le pillage d'une boulangerie française (il ne faut pas toucher aux croissants
).
- le Mexique était un pays instable depuis le début du XIXème, la perte d'une grande partie du Mexique (le Texas) avec la guerre contres les Etats-Unis avaient grandement affaiblis un pouvoir centrale tiraillé par les dissentions
- le Mexique avait des dettes envers la France, mais aussi l'Angletterre et l'Espagne, qui envoyèrent eux aussi un corps expéditionnaire mais qqui signèrent un traité avec la convention de Soledad en 1862, quittant ainsi le Mexique.
- Napoléon voyait une occasion rêvée de créer un empire qui puisse contre -carré la puissance naissante américaine, et servir ainsi les intérêts de la France dans cette partie du globe, et attirer au Mexique l'émigration européenne. Cependant la fin de la guerre de sécession conduit à un échec de cette vision.
Que fait la légion au Mexique, car à l'origine elle ne devait point y être ?
Elle y est à titre de punition car des officiers de la Légion envoyèrent une pétition au ministre de la guerre... pétition qui ne fut pas de son goût.
Le régiment arrive le 25 mars 1863 et à pour tâche (ingrate) d'escorter les convois entre Vera Cruz et Pueblo. Elle participera après au siège d'Oaxacca. Elle livrera une bataille semblable à Camerone le 3 juilllet 1866 sous les ordre du capitaine Frenet. Elle rentre en France avec la chute de l'empereur Maximilien et le retrait de la France (alors qu'elle aurait du resté au service du Mexique).
Certaines batailles passent inaperçues au sein d'un conflit... d'autres, même petites en apparence, ont une grande importance, ou deviennent des mythes.
La bataille de Camerone est le mythe de la Légion.
Tout d'abord, une petite présentation des faits :
La Légion étrangère est créée le 9 mars 1831, par décret de Louis-Philippe, roi des français, sur les instigation du Maréchal Soult, ministre de la guerre. Dès le 15 août 1830, lors de la conquête d'Alger le général en chef de Bourmont donne les premiers balbutiements de la légion, sur les conseils et un Mémoire du colonel Alfred d'Aubignosc.
Elle reprend l'esprit de la grande armée, permettre à des soldats étranger de se battre pour la France, mais avec comme nouveauté, de regrouper en unité spécifique ces soldats volontaires. Dès 1832, la légion reçoit ses honneur et ses mérites au baptême du feu, et ses hommes font preuves de vaillance et d'endurance.
Mais la légion ce n'est pas que qu'une arme, c'est aussi des bâtisseurs, là où les légionnaires passent, ils construisent...ainsi Sidi-bel-Abbès sera une ville entièrement construite par les légionnaires en 1843, et sera le coeur de la Légion jusqu'en 1962.
L'expédition au Mexique de Napoléon III a plusieurs raisons :
- il y avait déjà une présence française au Mexique, qui justifia notamment en 1829 le bombardement et la prise de Vera Cruz, pour le refus de la part du gouvernement mexicain de dédommager le pillage d'une boulangerie française (il ne faut pas toucher aux croissants
).- le Mexique était un pays instable depuis le début du XIXème, la perte d'une grande partie du Mexique (le Texas) avec la guerre contres les Etats-Unis avaient grandement affaiblis un pouvoir centrale tiraillé par les dissentions
- le Mexique avait des dettes envers la France, mais aussi l'Angletterre et l'Espagne, qui envoyèrent eux aussi un corps expéditionnaire mais qqui signèrent un traité avec la convention de Soledad en 1862, quittant ainsi le Mexique.
- Napoléon voyait une occasion rêvée de créer un empire qui puisse contre -carré la puissance naissante américaine, et servir ainsi les intérêts de la France dans cette partie du globe, et attirer au Mexique l'émigration européenne. Cependant la fin de la guerre de sécession conduit à un échec de cette vision.
Que fait la légion au Mexique, car à l'origine elle ne devait point y être ?
Elle y est à titre de punition car des officiers de la Légion envoyèrent une pétition au ministre de la guerre... pétition qui ne fut pas de son goût.
Le régiment arrive le 25 mars 1863 et à pour tâche (ingrate) d'escorter les convois entre Vera Cruz et Pueblo. Elle participera après au siège d'Oaxacca. Elle livrera une bataille semblable à Camerone le 3 juilllet 1866 sous les ordre du capitaine Frenet. Elle rentre en France avec la chute de l'empereur Maximilien et le retrait de la France (alors qu'elle aurait du resté au service du Mexique).
Il n'existe que trois êtres respectables : le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer. Baudelaire.
Ah...l'avenir...

Ah...l'avenir...


Re: Camerone - 30 avril 1863
La bataille de Camerone
L'armée française fait le siège de Puebla. La légion a pour mission d'assurer la sécurité du ravitaillement entre Vera Cruz et Puebla, soit sur 120 km.
Le 29 avril, le colonel commandant le régiment de la Légion, le colonel Jeanningros, apprend qu'il doit assurer un convoi transportant de largent, du matériel de siège, des munitions. Son capitaine, le capitaine Danjou, décide d'envoyer une troupe de reconnaissance au devant du convoi et envoie la 3ème compagnie. N'ayant point d'officier de commandement, Danjou et les sous-lieutenants Maudet et Vilain se portent volontaires.
Le 30 avril, à une heure du matin, la colonne de reconnaissance se met en route, forte de ses 3 officiers et 62 hommes, et 2 mulets. Après une vingtaine de km de marche forcée, la troupe s'arrête à Palo Verde à 7h du matin pour faire le café.
Survint alors les troupes mexicaines commandées par le colonel Francesco de Paula-Milan, composé de 500 lanciers,300 cavaliers et de 3 bataillons de 400 fantassins. Les légionnaires se replit sur le village, et subissent une première charge, le capitaine Danjou forme le carré et la salve rompt l'assaut, infligeant des pertes sévères à l'ennemi. Après avoir repoussé une deuxième charge, le capitaine Danjou se réfugie avec ses homme dans une auberge, cherchant à retenir le plus longtemps possible les mexicains. Au cours de ce replis les légionnaires perdent leurs 2 mules qui s'enfuient... ces 2 mules portaient leurs nourritures, leur eau et leurs munitions... Les légionnaires n'ont donc plus que leurs cartouches qu'ils portaient au début du combat (soit environ 60 cartouche par hommes)...

Alors que les légionnaires fortifient avec les moyens du bord l'auberge, un officier mexicain, le capitaine Ramon Laisné , somme les légionnaries de se rendre, faisant valoir leur supériorité numérique. Danjou leur répond :
Il leva alors la min et jura de se battre jusqu'à la mort, et ses hommes en firent autant... il était 10 h du matin...
Le sergent Morzicky est sur le toit pour renseigner Danjou sur les movuement des troupes mexicaines, dont certains des hommes ont réussi à prendre pieds au rez-de-chaussée de l'auberge. Les escarmouches font rage, à midi tombel e capitaine Danjou, atteint d'une balle en pleine poitrine... à 14 son lieutenant Vilain reçoit une balle en plein front et le rejoint, continuant à voir de l'au-delà la vaillance de leurs hommes.
A ce moment là les mexicains réussissent à mettre le feu à l'auberge. A la chaleur du climat, la soif, la fumée, le feu et les assauts des mexicains, le détachement de légionnaires sous les ordres du lieutenant Maudet, résiste pièces par pièces, chambre par chambre.... ils ne cèdent pas, ils tiennent, dans la vaillance et la souffrance... 9 heures que la Légion résiste...
A 17h le colonel Milan invective ses hommes qui sont incapables de battre cette poignée de soldats et donne l'ordre de l'assaut final. Il ne reste que le lieutenant Maudet et 12 légionnaires valides. Le colonel demande une nouvelle fois aux français de se rendre, demande qui est rejetée. Par les brêches les mexicains donne alors le coup de grâce. Maudet et le caporal Maine, les legionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Leonhard font face, ils leur reste une cartouche. Ils tirent à bout portant sur l'ennemi et chargent à la baïonnette... Catteau meurt en protégeant de son corps son leieutenant, qui s'effondre à son tour mortellement blessé, suivi d'un autre légionnaire. Un officeir mexicain se précipite empêchant l'éxecution des 3 derniers légionnaires, et leur demande de se rendre. Ce à quoi Maine répond, les 3 légionnaires gardant leurs baïonnete menaçante :
Ce à quoi l'officier mexicain répond :

Pendant 11 heures ces hommes ont tenu tête laissant derrière eux plus d'une 40aines de morts dans leurs rangs, les autes blessés... Les mexicains laissèrent plus de 300 des leurs.
La mission était remplie, le convoi avait été protégé.
Après cette bataille, les corps des soldats Français ont été déshabillés et jetés derrière les ruines de l'acienda. Après le départ des Mexicains, un soldat laissé pour mort se traina et fut retouvé par un paysan mexicain auquel le soldat donna un message pour le colonel de la Légion pour signaler l'attaque des mexicains et empêcher le convoi de passer.
Les 8 légionnaires prisonniers furent échangé quelques mois plus tard contre 200 soldats mexicains prisonniers.
Par décision du 4 octobre 1863, le ministre de la guerre, Randon, ordonna que le nom de « Camerone » soit inscrit sur les drapeaux du régiment étranger. De plus, l'empereur Napoléon III décida que les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés sur les murs des Invalides.
La main articulée du capitaine Danjou (perdu en service commandé en Afrique le 1er mai 1853) a été retrouvée le 20 juillet 1865. Le lieutenant Karl Gruber, de la 3e compagnie des chasseurs Autrichiens était aux ordres du général Comte de Thun, commandant la subdivision de Puebla. Au cours d'une expédition dans la région de Tesuitan il apprit qu'un Français monsieur L'anglais, propriétaire d'un rancho l'avait en sa possession et la lui céda pour la somme de 50 piastres.
Le maréchal Bazaine à Mexico remboursa les 50 piastres et la mainfut rapportée à Sidi bel abbes à la fin de la campagne en 1867 par le colonel Guilhem, chef de corps du Régiment étranger du 11/10/1865 au 03/08/1870.
La main maintenant repose dans la crypte du musée de la Legion à Aubagn et elle sort tous les ans pour Camerone et le porteur de la main lors de la cérémonie accompagné de deux anciens sous-officiers est escorté par les pionniers.

Un monument fut érigé sur le site du combat en 1892. Mais son abandon incita le colonel Penette, en 1948 à en dresser un nouveau, inauguré officiellement en 1963. C'est sur ce dernier que figure l'inscription :
A savoir que l'armée mexicaine, salue encore au passage devant le monument.
Ce n’est pourtant qu’en 1906 qu’aura lieu la première commémoration de Camerone. Elle se fait dans le petit poste de Ta-Lung au Tonkin, dans le nord de l’Indochine française, à l’initiative du lieutenant François, désireux d’apporter une plus grande cohésion à ses troupes par l’exaltation du combat de leurs glorieux aînés. C’est le général Rollet qui va faire de cette commémoration une des plus grande tradition de la Légion.
Vive l'empereur !!!

L'armée française fait le siège de Puebla. La légion a pour mission d'assurer la sécurité du ravitaillement entre Vera Cruz et Puebla, soit sur 120 km.
Le 29 avril, le colonel commandant le régiment de la Légion, le colonel Jeanningros, apprend qu'il doit assurer un convoi transportant de largent, du matériel de siège, des munitions. Son capitaine, le capitaine Danjou, décide d'envoyer une troupe de reconnaissance au devant du convoi et envoie la 3ème compagnie. N'ayant point d'officier de commandement, Danjou et les sous-lieutenants Maudet et Vilain se portent volontaires.
Le 30 avril, à une heure du matin, la colonne de reconnaissance se met en route, forte de ses 3 officiers et 62 hommes, et 2 mulets. Après une vingtaine de km de marche forcée, la troupe s'arrête à Palo Verde à 7h du matin pour faire le café.
Survint alors les troupes mexicaines commandées par le colonel Francesco de Paula-Milan, composé de 500 lanciers,300 cavaliers et de 3 bataillons de 400 fantassins. Les légionnaires se replit sur le village, et subissent une première charge, le capitaine Danjou forme le carré et la salve rompt l'assaut, infligeant des pertes sévères à l'ennemi. Après avoir repoussé une deuxième charge, le capitaine Danjou se réfugie avec ses homme dans une auberge, cherchant à retenir le plus longtemps possible les mexicains. Au cours de ce replis les légionnaires perdent leurs 2 mules qui s'enfuient... ces 2 mules portaient leurs nourritures, leur eau et leurs munitions... Les légionnaires n'ont donc plus que leurs cartouches qu'ils portaient au début du combat (soit environ 60 cartouche par hommes)...

Alors que les légionnaires fortifient avec les moyens du bord l'auberge, un officier mexicain, le capitaine Ramon Laisné , somme les légionnaries de se rendre, faisant valoir leur supériorité numérique. Danjou leur répond :
Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas
Il leva alors la min et jura de se battre jusqu'à la mort, et ses hommes en firent autant... il était 10 h du matin...
Le sergent Morzicky est sur le toit pour renseigner Danjou sur les movuement des troupes mexicaines, dont certains des hommes ont réussi à prendre pieds au rez-de-chaussée de l'auberge. Les escarmouches font rage, à midi tombel e capitaine Danjou, atteint d'une balle en pleine poitrine... à 14 son lieutenant Vilain reçoit une balle en plein front et le rejoint, continuant à voir de l'au-delà la vaillance de leurs hommes.
A ce moment là les mexicains réussissent à mettre le feu à l'auberge. A la chaleur du climat, la soif, la fumée, le feu et les assauts des mexicains, le détachement de légionnaires sous les ordres du lieutenant Maudet, résiste pièces par pièces, chambre par chambre.... ils ne cèdent pas, ils tiennent, dans la vaillance et la souffrance... 9 heures que la Légion résiste...
A 17h le colonel Milan invective ses hommes qui sont incapables de battre cette poignée de soldats et donne l'ordre de l'assaut final. Il ne reste que le lieutenant Maudet et 12 légionnaires valides. Le colonel demande une nouvelle fois aux français de se rendre, demande qui est rejetée. Par les brêches les mexicains donne alors le coup de grâce. Maudet et le caporal Maine, les legionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Leonhard font face, ils leur reste une cartouche. Ils tirent à bout portant sur l'ennemi et chargent à la baïonnette... Catteau meurt en protégeant de son corps son leieutenant, qui s'effondre à son tour mortellement blessé, suivi d'un autre légionnaire. Un officeir mexicain se précipite empêchant l'éxecution des 3 derniers légionnaires, et leur demande de se rendre. Ce à quoi Maine répond, les 3 légionnaires gardant leurs baïonnete menaçante :
Nous nous rendrons si vous nous faites la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l'entendre que, jusqu'au bout, nous avons fait notre devoir.
Ce à quoi l'officier mexicain répond :
On ne refuse rien a des hommes comme vous !

Pendant 11 heures ces hommes ont tenu tête laissant derrière eux plus d'une 40aines de morts dans leurs rangs, les autes blessés... Les mexicains laissèrent plus de 300 des leurs.
La mission était remplie, le convoi avait été protégé.
Après cette bataille, les corps des soldats Français ont été déshabillés et jetés derrière les ruines de l'acienda. Après le départ des Mexicains, un soldat laissé pour mort se traina et fut retouvé par un paysan mexicain auquel le soldat donna un message pour le colonel de la Légion pour signaler l'attaque des mexicains et empêcher le convoi de passer.
Les 8 légionnaires prisonniers furent échangé quelques mois plus tard contre 200 soldats mexicains prisonniers.
Par décision du 4 octobre 1863, le ministre de la guerre, Randon, ordonna que le nom de « Camerone » soit inscrit sur les drapeaux du régiment étranger. De plus, l'empereur Napoléon III décida que les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés sur les murs des Invalides.
La main articulée du capitaine Danjou (perdu en service commandé en Afrique le 1er mai 1853) a été retrouvée le 20 juillet 1865. Le lieutenant Karl Gruber, de la 3e compagnie des chasseurs Autrichiens était aux ordres du général Comte de Thun, commandant la subdivision de Puebla. Au cours d'une expédition dans la région de Tesuitan il apprit qu'un Français monsieur L'anglais, propriétaire d'un rancho l'avait en sa possession et la lui céda pour la somme de 50 piastres.
Le maréchal Bazaine à Mexico remboursa les 50 piastres et la mainfut rapportée à Sidi bel abbes à la fin de la campagne en 1867 par le colonel Guilhem, chef de corps du Régiment étranger du 11/10/1865 au 03/08/1870.
La main maintenant repose dans la crypte du musée de la Legion à Aubagn et elle sort tous les ans pour Camerone et le porteur de la main lors de la cérémonie accompagné de deux anciens sous-officiers est escorté par les pionniers.

Un monument fut érigé sur le site du combat en 1892. Mais son abandon incita le colonel Penette, en 1948 à en dresser un nouveau, inauguré officiellement en 1963. C'est sur ce dernier que figure l'inscription :
Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats Français
A Camerone le 30 Avril 1863

Opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats Français
A Camerone le 30 Avril 1863

A savoir que l'armée mexicaine, salue encore au passage devant le monument.
Ce n’est pourtant qu’en 1906 qu’aura lieu la première commémoration de Camerone. Elle se fait dans le petit poste de Ta-Lung au Tonkin, dans le nord de l’Indochine française, à l’initiative du lieutenant François, désireux d’apporter une plus grande cohésion à ses troupes par l’exaltation du combat de leurs glorieux aînés. C’est le général Rollet qui va faire de cette commémoration une des plus grande tradition de la Légion.
Vive l'empereur !!!
Il n'existe que trois êtres respectables : le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer. Baudelaire.
Ah...l'avenir...

Ah...l'avenir...


Re: Camerone - 30 avril 1863
Un événement de l'histoire militaire ! 
merci de l'avoir fait découvrir Krom !
merci de l'avoir fait découvrir Krom !

Si le monde est sombre, à nous d'être des lumières pour l'éclairer...
***
Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité...
***
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Eoghan- Lecteur

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Localisation : quelque part dans l'azur, sur le dos d'un faucon...
Re: Camerone - 30 avril 1863
Un événement de l'histoire militaire !
Des batailles de ce genre, ou des actes de ce genre... il y en a foison mais beaucoup sont peu connu.
Certes sont entrées dans la légende de l'histoire militaire, d'autres restes connu de quelques-uns.
Si on reprend la bataille des Thermopyles, ou la bataille de Fort Alamo, on retrouve cette idée de sacrifice pour le devoir, de sacrifice pour la mission et dont le sacrifice amène la victoire pour la bataille suivante.
Pour la Légion, "Camerone" est un trait de caractère profond de cette unité, qui l'a marqué à ses débuts, souvent envoyée au casse-pipe ou dans les mauvais coins car composé de soldats étrangers, et au début souvent des parias et autres personnes peu assimilée à la société civile. Et l'épisode de Camerone donna "l'esprit Camerone"...quand un légionnarie fait Camerone, c'est qu'il ira jusqu'à l'ultime sacrifice pour la mission, la Légion et ses frères d'armes.
Cette esprit de Camerone on le retrouve notamment dans la bataille de Dien Bien Phu (dont la célébration est le 7 mai).
Il n'existe que trois êtres respectables : le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer. Baudelaire.
Ah...l'avenir...

Ah...l'avenir...


Re: Camerone - 30 avril 1863
passionnant !
De bout en bout!
Merci Krom, je connaissait rien de tout celà! C'est édifiant!

De bout en bout!
Merci Krom, je connaissait rien de tout celà! C'est édifiant!

Re: Camerone - 30 avril 1863
Je connaissais seulement de nom et par rapport à des dioramas et figurines, mais sans vraiment m'y intérésser plus que çà..... merci krom pour cet exposé très captivant! 

Le chien pense: ils me nourrissent, ils me protègent, ils m'aiment, ils doivent être des dieux
Le chat pense: ils me nourrissent, ils me protègent, ils m'aiment, je dois être un dieu
Le chat pense: ils me nourrissent, ils me protègent, ils m'aiment, je dois être un dieu



