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Le Loup.

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Reii
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Age : 38
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MessageSujet: Re: Le Loup.   Sam 24 Mai - 13:58

Merci Mercure pour cet excellent expo!
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Mercure
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Inscrit le : 23 Juin 2007
Messages : 2459

MessageSujet: Re: Le Loup.   Dim 1 Juin - 10:07

Le loup de l'Arctique



Le loup arctique (Canis lupus arctos), une sous-espèce du loup gris, est un bel exemple des formidables capacités d'adaptation des loups.
Comme son nom l'indique, ce loup vit dans toute la région arctique.
Il existe en réalité plusieurs sous-espèces que l'on désigne sous l'appellation « loup arctique ». En arctique, ce loup blanc, appelé amarok (ou amaruk) par les Inuits, est l'un des prédateurs du caribou ou du bœuf musqué.
Sous l'appellation, loup arctique, on trouve le loup arctique (Canis lupus arctos), le loup du Groenland (Canis lupus orion) et le loup de Terre Victoria (Canis lupus bernardi), une sous-espèce malheureusement éteinte.

Portrait:
La morphologie des loups varie considérablement en fonction de leur aire de répartition. Le loup arctique peut atteindre 80 kg pour les plus grands spécimens.


Tous les loups de l'arctique ne sont pas blancs
La hauteur au garrot varie de 60 à 75 cm.

La couleur de sa robe varie en fonction des saisons et des individus. En hiver, elle est d'un blanc immaculé ce qui le rend difficile à observer.
Il se fond parfaitement dans le paysage glacé de l'archipel Arctique septentrional. Cependant, tous les loups arctiques ne sont pas blancs. Leur pelage varie du blanc au presque noir en passant par le gris et le roux.
Plus on progresse vers le nord, plus les loups ont un pelage fourni, constitué d'une sous-couche de poils laineux, qui permet au loup arctique de supporter des températures de – 57°C.



Imperméabilisés par une sécrétion naturelle, le sébum, les poils du loup l'isolent totalement de la pluie et de la neige.
L'été, il perd son pelage supplémentaire et prend une allure hirsute.
La vie sociale du loup arctique n'est pas fondamentalement différente de celle des autres sous-espèces.
La seule différence est l'habitat et le peu de proies au km². Ce biotope assez pauvre oblige le loup blanc à de grands déplacements afin de pouvoir trouver de quoi nourrir la meute.

La survie en Arctique
On peut délimiter les régions arctiques par un caractère commun : leur température moyenne ne dépasse pas 10°C pendant le mois le plus chaud, en juillet.


L'Arctique est une région couverte d'une immense banquise, dont la partie centrale est une masse d'eau gelée en permanence.
Elle flotte sur l'océan arctique.
En hiver, la banquise couvre 15 millions de km².
Le loup de l'Arctique passe l'automne et l'hiver à errer seul ou en petites meutes, en quête permanente de nourriture.

Pendant ces mois d'obscurité, il peut survivre à des températures extrêmes et connaître des semaines de jeûne.
Etant donné le peu de proies, leur territoire peut être immense, jusqu'à 3 000 km². Si une autre meute s'aventure sur ce domaine, les conflits sont inévitables.
Au nord du cercle polaire, on appelle « toundra », les terres souvent plates et sans arbres. Pendant le bref été, une végétation rase pousse sur le sol gelé.



Les carnivores comme l'ours, le renard polaire ou le loup en profitent pour varier leur menu, se nourrissant de baies, de poissons, de crustacés ou d'insectes.
Le loup arctique en profite également pour se nourrir des nombreux oiseaux migrateurs qui viennent nicher avant de repartir.
Seul, le loup s'attaque aux lièvres arctiques et aux lemmings. Pour les proies importantes, tous les membres de la meute collaborent.
Ils suivent alors les migrations des troupeaux de caribous ou de bœufs musqués. Intelligents, ils séparent les jeunes ou les plus faibles du reste du troupeau.
Ils savent bien que ces individus ne pourront pas les distancer.
Un caribou ou un bœuf musqué peut nourrir une meute pendant plusieurs jours.

La cellule de base est souvent un groupe familial composé d'un mâle, d'une femelle et de leurs petits.
Pour des raisons de survie, les meutes ne sont pas très importantes, jusqu'à 15 individus maximum.
Après une période de gestation de neuf semaines, la femelle met au monde environ cinq petits.
Elle ne se reproduit qu'une fois par an. Pour donner à ses petits els meilleures chances de survivre.
Ils naissent dans une tanière creusée par la femelle. En Arctique, les tanières servent d'une année sur l'autre.
Les louveteaux, qui naissent aveugles, dépendant du lait de leur mère pendant les quatre premières semaines, puis la meute participe à l'alimentation, en régurgitant la viande ingérée.
Les jeunes sont les premières victimes du premier hiver. Nomades, ils doivent suivre la meute coûte que coûte. Maladies, famine, blessure sont les principales causes de mortalité.
Leur longévité dans un tel environnement dépasse rarement 10 ans.
Malgré tout, les populations, bien que faibles, restent à peu près stables. L'homme continue à chasser le loup, même en Arctique.
Les Inuits les chassent pour leur peau qui sert notamment à fabriquer des vêtements. Globalement, on estime la population à environ 10 000 loups.
Le plus gros danger est la fonte des glaces. En 50 ans, les scientifiques estiment que la banquise de l'Arctique a perdu 40% de son épaisseur et 10% de sa superficie. Les nouvelles sont pessimistes puisque la fonte des glaces s'accélère. Il se pourrait bien que dans 100 ans, la banquise ait totalement disparu.
Nous dépendons de l'équilibre des pôles car nous sommes reliées aux régions polaires par tout un réseau de courants marins.
De plus, que deviendront les animaux qui y vivent ?
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mak
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Inscrit le : 23 Juin 2007
Messages : 5617

MessageSujet: Re: Le Loup.   Dim 1 Juin - 10:16

Magnifique ce loup blanc... quant à la banquise, c'est plus qu'un problème: un compte à rebours qui a commencé.

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Krom
Philosophe
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Inscrit le : 24 Juin 2007
Messages : 2274

MessageSujet: Re: Le Loup.   Mar 17 Juin - 16:19

Je me permets de squatter légèrement ton topic Mercure :

En Russie, la Française et les loups.

De notre correspondant en Russie, Fabrice Nodé-Langlois
Le Figaro 17/06/2008.




Citation:
Depuis trois ans, une jeune chercheuse strasbourgeoise vit seule avec des loups dans la taïga russe, à 500 kilomètres de Moscou. Une expérience hors du commun, loin de la civilisation, pour cette femme passionnée par l'étude des carnassiers.


Garée le long de l'isba, en pleine taïga russe, la vieille Golf couverte de poussière intrigue, avec son immatriculation «67», du Bas-Rhin. La voiture, venue d'Alsace, ne bougera plus. Sa jeune conductrice, Laetitia Becker, a trouvé son bonheur dans la forêt boréale, à 500 km à l'ouest de Moscou. Seule, ou presque, parmi les loups. Cela fait trois ans que Laetitia la Strasbourgeoise, 25 ans, partage sa vie avec les fascinants carnassiers.

Chaque matin, elle retrouve sa meute dans l'enclos, dissimulé au cœur de la forêt. Depuis dix mois, elle suit une portée de sept louveteaux confiés par un chasseur à la station biologique locale dirigée par Vladimir Bologov. Sept petites boules de poil brun, nourries par Laetitia et Vladimir. Pour les préparer à leur entrée dans la vie sauvage, l'étudiante française leur fait faire de longues promenades. La jeune fille, vareuse kaki et pantalon de treillis, a le pas leste d'un coureur des bois. La démarche est masculine. Ses mains sont celles d'un travailleur, façonnées par le grand air. Un contraste avec son beau visage orné de taches de rousseur et illuminé par des yeux bleus, clairs comme ceux d'un husky. «Je suis tombée amoureuse de la forêt. Quand on est dedans, c'est dense, c'est grand, profond.» Le coup de foudre l'a frappée il y a quatre ans. L'étudiante s'était inscrite à un stage d'écovolontaire (1) pour un mois. Des dizaines de jeunes Européens défilent tout au long de l'année dans le village de Boubonitsy pour participer à des programmes scientifiques d'observation et de recensement des ours et des loups. Laetitia, elle, est revenue. Et restée. «J'ai toujours aimé les animaux. Les grands mammifères surtout, les prédateurs.» La petite Alsacienne loue pour une bouchée de pain une maison traditionnelle, une isba centenaire abandonnée pendant dix ans. Pas d'eau courante. Laetitia remplit ses seaux dans la rivière voisine, été comme hiver. Elle se chauffe au bouleau. Un poêle massif en brique trône dans chacune de ses deux pièces spartiates. Les questions de citadin se bousculent : «Vous n'avez pas peur de vivre seule ici ? Comment faites-vous sans eau ? Sans téléphone ? Et s'il vous arrive quelque chose ?» Invariablement, Laetitia y oppose son rire joyeux. «Mes parents et mes amis ne sont pas très étonnés de me voir atterrir dans un endroit pareil.» Elle revendique son goût de la solitude. Son besoin de nature et de grand air. Ce n'est pas génétique : Cécilia, sa sœur jumelle, fait du marketing à Lille. «Moi, je ne peux pas rester plus de deux jours dans un bureau.» Lorsqu'elle rentre à Strasbourg, une fois par an, au bout de deux semaines, elle étouffe. «Je me verrais bien vivre ici toute ma vie, y fonder une famille.» Pour la beauté de l'hiver, le soleil orange de l'automne ou les verts éclatants du printemps.


Pour sa sécurité, Thalys veille. Un magnifique chien des Pyrénées. «Je lui parle comme à un ami.» Laetitia ne fait pas de longues phrases. Elle les réserve à son journal de bord, écrit à la main, ou à ses e-mails, qu'elle prépare sur son ordinateur avant de les envoyer depuis la ville de Toropets, deux fois par mois. Pour l'hygiène, il y a le bania sauna russe , tous les samedis, chez Vladimir, dont la famille habite un hameau voisin, à dix kilomètres. C'est devenu un rituel, un moment de sociabilité avec quelques femmes du coin. «En hiver, j'adore me rouler dans la neige en sortant du bania, ça fouette le sang.» Une vraie Russe. Le hameau de Laetitia compte cinq habitants. Ses contacts avec ses voisins, âgés, sont limités, même si elle les conduit parfois à Toropets, à une demi-heure, au bout de la piste en terre. Alexeï, 73 ans, un des voisins de la «petite Française», est bien trop pauvre pour avoir une voiture. Il touche 2 000 roubles (55 euros) mensuels de retraite. La campagne russe se vide de ses habitants. Entre Toropets et le refuge de Laetitia se succèdent les villages fantômes, isbas aux volets cloués et masures en ruines. Tous les jeunes fuient à la ville. Le mode de vie des derniers habitants n'a guère évolué depuis Tolstoï. Les voisins de Laetitia peuvent passer deux semaines sans sortir et sans dessoûler. La langue russe a un terme pour décrire ces plongées éthyliques : zapoï. «Ce que je ressens de ce pays, observe Laetitia, c'est qu'il y a des gens très, très riches et des gens très, très pauvres.»

Paradoxalement, dans sa retraite à l'écart de la civilisation, la jeune fille, qui était «bio, bio, bio», s'ouvre davantage au monde des humains. Laetitia vit grâce à sa bourse de thèse : 500 euros. Ses besoins quotidiens sont frugaux. Les menus alternent entre pommes de terre, riz, pâtes, millet et sarrasin. Très peu de fruits et légumes en hiver. «Heureusement qu'il y a le chocolat que mes parents m'envoient par colis, avec les livres.» Le sujet de sa thèse consiste à décrire la meilleure méthode de réhabilitation des louveteaux. Pour en mesurer les résultats, elle souhaiterait équiper ses cobayes de colliers GPS. Elle recherche encore les financements. En Russie, le loup a mauvaise réputation. Vladimir Bologov, le responsable de la station biologique, qui observe en parallèle une autre meute, s'insurge. Depuis trente ans qu'il vit dans cette forêt, ce fils d'un spécialiste du loup et gendre d'un expert en ours n'a jamais entendu parler d'homme victime du carnassier. «On accepte chaque année dans le pays que des touristes soient tués par des ours, mais si jamais un homme est attaqué par un loup, c'est toute une histoire.»Canis lupus est classé en Russie comme animal nuisible. On peut ainsi le chasser toute l'année, même pendant la période de reproduction. L'espèce il y aurait 25 000 individus dans toute la Russie contre 200 000 ours n'est pas en danger, dit-il. Un classement comme gibier, avec des périodes d'interdiction de chasse, serait suffisant. Les loups de Laetitia chassent le petit gibier. Fait peu connu, observé par la biologiste française, les loups raffolent de baies et de pommes. Quant au hurlement à la lune, ce serait un mythe. Laetitia peut passer dix heures d'affilée à observer ses loups. En silence. Pas question de leur parler. «Ce ne sont pas des chiens. Il ne faut pas les habituer à la voix de l'homme.»

Dans quelques semaines, Laetitia ne refermera pas l'enclos. Elle appréhende déjà la séparation. Ses yeux bleus s'embuent. «Tout ce que j'espère, c'est qu'ils survivront.» La meute de la saison précédente a choisi elle-même l'instant du retour à la vie sauvage. Un jour, les loups sont partis lors de la promenade, pour ne jamais revenir. Sans dire au revoir. Libres. Comme Laetitia.


Petite vidéo , et.

Wink
_________________
Il n'existe que trois êtres respectables : le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer. Baudelaire.

Ah...l'avenir...

La folie, c'est comme la gravité, il suffit d'une petite poussée. Le Joker.
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mak
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Inscrit le : 23 Juin 2007
Messages : 5617

MessageSujet: Re: Le Loup.   Mar 17 Juin - 20:30

waouh! quelle superbe expérience qu'elle vit là!
Géant!
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Aelin
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Inscrit le : 25 Mar 2008
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MessageSujet: Re: Le Loup.   Mar 17 Juin - 23:57

ouaou, c'est une expérience hors du commun, elle a beaucoup de chance et apparemment un amour inconditionnel pour les carnassiers... j'admire Very Happy
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Le Loup.

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